L’économie pour tous

La FSU-Finances se met à l’heure de l’éducation populaire, l’objectif est d’ouvrir la réflexion et sortir du "There Is No Alternative" martelé depuis trente ans.

Fournir des arguments, avec une pincée d’humour, voilà le programme.
Mister K, héro de notre BD, avait déjà montré la voie, mais les sujets sont loin d’être épuisés !

À suivre chaque semaine...

Dessin de Laurent Saulnier


Chapitre 1

L’euro est-il trop cher ?

Alternatives aux marchés L’euro ( il vaut 1,37 dollar) serait trop cher, pour vendre à l’extérieur de la CEE.
Moi petit patron de la zone euro, si je vends une voiture 10 000 euros à un américain, il me l’achètera 13 700 dollars.
Si l’euro vaut 1 dollar il me l’achètera 10 000 dollars.

Serais-je moins riche dans ce cas là ?
Oui et non. Oui si on raisonne en dollar, non si on raisonne en euro.
Enfin, c’est un peu plus compliqué. Si je dois acheter, pour
construire ma voiture, un baril de pétrole qui vaut 100
dollars, avec 10 000 dollars je pourrai en acheter 100, alors qu’avec
13 700 j’en aurai 137.
Alors qu’est ce qui est le mieux 1 euro = 1,37 dollars, ou 1
euro = 1dollar. ?
Pour moi ce sera la première solution et pour
l’américain la seconde.
Trop simpliste dirons certains, oui peut être mais notre
vision dépend de la façon dont on regarde les
choses.


Pour alimenter votre réflexion on pourra lire dans alternatives économiques de mai 2014.
Le patron de la Banque centrale européenne veut enrayer la hausse de la monnaie unique.

Chapitre 2

Le smic est-il trop élevé ?

Pour le chef du MEDEF c’est oui, il tente d’imposer un sous-smic pour ceux qui auraient du mal à trouver un emploi.
Pour le smicard qui a un loyer, des charges fixes à payer et une famille à nourrir, la réponse est non.
Pour Jacques le petit patron d’une biscuiterie, qui paye ses salariés au Smic, la réponse pourrait être oui.
Pour Nicole la commerçante du coin, il serait préférable pour elle que les smicards du quartier aient un pouvoir d’achat plus élevé. Ils pourraient lui acheter quelques produits, voire plus de choses ou des choses plus chères, pour elle la réponse devrait être non.
Cette commerçante achète la plupart de ces produits à Jacques. Ainsi, Jacques aurait intérêt à ce que Nicole lui achète plus de produits pour augmenter ses ventes, alors sa vision sur le Smic pourrait changer. Mais Nicole pourrait craindre que Jacques, en augmentant ses salariés, vende plus cher ses produits alors Nicole pourrait changer à nouveau d’avis.
Bien sûr d’autres facteurs rentrent en compte : échelle de production, volume de ventes, rentabilité, concurrence. Laurent Saulnier


Un article d’Alternatives économiques de mai 2014 traite du sujet : Le Smic est-il un frein à l’emploi ?
L’accès à cet article est possible via notre espace adhérent.
À suivre...