Droits et libertés

Pour le respect des droits syndicaux :
La multiplication des cas de répression anti-syndicale est très préoccupante.
La justice a une part de responsabilité dans la remise en cause des droits syndicaux et dans la désagrégation du tissu social.
La FSU Finances dénonce cette dérive vers la pénalisation de l’action syndicale et sociale, et exercera sa vigilance pour faire respecter le droit et la liberté syndicale, notamment face aux tentatives pour instaurer un service minimum dans les services publics.
Les militants syndicaux ne doivent pas être discriminés dans leur vie professionnelle ou leur carrière en raison de leur activité syndicale. Ce droit doit être effectif.

Droit des personnes en situation de handicap :
Les droits des personnes en situation de handicap ne sont toujours pas pleinement respectés :

- droit au travail : plus du quart des personnes handicapées sont au chômage,

- droit à un revenu décent : les allocations perçues ne permettent pas à la fois de vivre décemment et de compenser les dépenses liées au handicap,

- droit d’accès pour les usagers

Au 1er janvier 2010, le taux moyen de travailleurs handicapés dans les fonctions publiques était de 4,2 %, soit 187 000 personnes. Dans la fonction publique d’Etat ce taux est de 3,31 %, donc largement en deçà des 6 % exigés par la loi.

La FSU Finances s’engage dans la démarche de faire progresser les droits de la personne handicapée afin de mettre en œuvre le principe de non-discrimination.
L’accueil des salariés handicapés (avec ou sans statut de travailleur handicapé) doit se faire dans les meilleures conditions : poste de travail aménagé, charge de travail, horaires et accessibilité adaptés. La progression de carrière ne doit pas être bloquée du fait du handicap.
Les usagers handicapés doivent être accueillis dans les meilleures conditions : accessibilité, interprètes …

Le fonds d’insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique (FIPHFP) doit voir ses moyens renforcés pour faire face à l’augmentation grandissante de l’activité de l’établissement.

Racisme et antisémitisme :
Pour la FSU Finances l’antisémitisme et le racisme sont intolérables.
Elle luttera contre les idées d’extrême droite et les déologies intégristes et sectaires.

Lutte contre les discriminations liées à l’orientation et à l’identité sexuelles.
La FSU Finances condamne toute manifestation de rejet des différences.
Elle soutient et défend les personnels qui en seraient victimes..

Droits des femmes :
Les luttes féministes ont permis la conquête de nouveaux droits, pour autant les inégalités entre les hommes et les femmes persistent. La précarité et la pauvreté engendrées par les politiques libérales, la montée des communautarismes et du religieux, l’idéologie patriarcale sont porteurs de nouvelles régressions pour les femmes tant au niveau national qu’au niveau européen.
Toutes ces raisons justifient l’engagement permanent de notre syndicat pour faire respecter les droits des femmes et faire évoluer la situation.



Pour le droit et l’égalité au travail :

L’autonomie de l’individu repose essentiellement sur l’indépendance financière, donc sur le droit à exercer une profession.
Or les femmes sont les plus touchées par le chômage : 9,7 % de chômeuses, contre 9 % de chômeurs.
Les femmes sont, plus encore que les hommes, contraintes à recourir aux différents types d’emplois précaires.
Cette précarité va jusqu’à entraîner des conséquences sur le choix du moment de la maternité.
Si 5,9 % des travailleurs sont employés à temps partiel. 70 % sont des femmes.
Au total, 8,8 % des femmes salariées sont en situation de temps partiel subi, contre 3,3 % des hommes.
Le taux atteint 14,7 % pour les femmes non-diplômées, 11,6 % pour celles de moins de 29 ans, 12,4 % pour les employées, et même 15,3% pour les femmes étrangères.
Un peu plus d’un quart des salariés en temps partiel déclare vouloir travailler davantage.
Mais cette moyenne masque des écarts : le taux atteint 13,8 % chez les femmes cadres supérieurs et 37,2 % chez les ouvrières.

Une partie des salariés déclare ne pas souhaiter travailler davantage, compte tenu des conditions de travail et de salaires dont ils disposent d’un côté, mais aussi parce que cela entraînerait par ailleurs d’autres difficultés, notamment en termes de garde des enfants.

A travail égal salaire égal :
les femmes gagnent 27 % de moins que les hommes.
Le premier facteur explicatif des inégalités de salaires provient des différences de temps de travail.

Pour des temps complets les femmes touchent 19 % de moins que les hommes.
Mais le temps de travail des hommes est accru par les heures supplémentaires qu’ils effectuent plus souvent que les femmes.

A poste et expérience équivalents les femmes touchent en moyenne 10 % de moins que les hommes.
10 % des écarts de salaires demeurent donc inexpliqués.

 Les écarts de salaires dépendent également de la catégorie sociale : chez les cadres (30,7 %) et parmi les employés (6,1 %). Il y a donc encore un combat à mener pour qu’à travail égal les femmes perçoivent le même salaire que les hommes.

Dans la Fonction publique :
 
Malgré le statut de la fonction publique, meilleure garantie contre les inégalités au sein du monde du travail, les salaires des femmes restent inférieur de 15%.

Le recours massif aux emplois précaires ainsi que la déréglementation et la privatisation de pans entiers de la fonction publique aggravent encore leur situation.

 L’avancement au mérite et les primes de fonctions et de résultats vont donc encore pénaliser les femmes puisque le mérite repose sur la notion de disponibilité des personnes et sur un modèle masculin d’organisation du travail.

Pour le droit à disposer de son corps :
La FSU Finances revendique la gratuité des moyens de contraception, une véritable politique de prévention et un développement des droits liés à la maternité.

Lutte contre les représentations sexistes :
Notre société cantonne les femmes et les hommes dans des rôles et des fonctions d’inégales reconnaissances. Il est nécessaire de lutter contre des modèles figés de rôles féminins et masculins.

Lutte contre les violences.
La FSU Finances condamne les oppressions et les violences de tous types. Sur les lieux de travail, il soutiendra les personnels en butte à ces violences.


Conclusion :
La défense des droits des femmes est partie prenante de la lutte d’ensemble du SNUFiP contre les exclusions, les discriminations et pour l’égalité. Elle contribue aux nécessaires transformations sociales qui passent évidemment par l’émancipation des femmes.

Droits des générations futures :
Concilier les besoins des générations vivantes sans aliéner les besoins des générations futures.
Tel est l’enjeu des choix de société que nous avons à formuler pour donner des droits aux générations futures.
Il faut envisager l’économie comme un outil au service de la production d’un meilleur environnement, et d’une répartition plus égalitaire des richesses.
Les politiques des pouvoirs publics doivent être menées non plus pour des profits de court terme mais dans une autre logique, celle d’un développement soutenable.
La FSU Finances souhaite d’autres choix en faveur de services publics de qualité dans les transports, l’énergie, l’eau…, dans le cadre d’une politique visant à réduire les inégalités entre territoires.

Droit à un environnement de qualité :
Les questions de l’amiante, de la pollution, de l’alimentation, du cadre de vie, de l’architecture, démontrent que « le droit à un environnement de qualité » en recoupe d’autres : droit du travail, droit à la santé, droit à un logement de qualité etc...
Revendiquer le droit à un environnement de qualité équivaut à faire un choix de société. Face aux risques apparus avec les dérives libérale et la déréglementation, les citoyens sont d’autant plus inquiets qu’ils ont le sentiment d’être démunis. Ils constatent une certaine impunité des responsables.
Il est donc urgent que les règles relatives à ces activités soient appliquées et que les entreprises qui ne les respectent pas soient soumises à de sévères sanctions.
Les services d’inspection et de contrôle de l’Etat doivent être très largement renforcés. Les salariés et leurs organisations syndicales doivent être mieux représentés dans les organismes de sécurité et protégés contre les pressions des employeurs.
Ces revendications se posent autant sur le lieu de travail que dans la vie quotidienne de tous.