Maux et chiffres : ou quand une indemnité se fait la malle !!!

Plusieurs agents se sont émus récemment d’une augmentation de traitement (due à un changement d’échelon principalement) inférieure à ce qu’ils croyaient tandis que d’autres constataient une baisse de leur traitement du mois de Janvier. Les 2 raisons de cette situation sont les suivantes :

1) La lecture de ULYSSE du 07 mai 2015 nous apprend ce qui suit :

« le décret abrogeant l’indemnité exceptionnelle, instaurée en 1997, a été publié au journal officiel le 30 Avril 2015. Il est rentré en application le 1 mai 2015.... »

« il instaure à sa place, dès le 01 mai 2015, une indemnité dégressive qui sera versée mensuellement »

« L’indemnité dégressive sera réduite progressivement, jusqu’à son extinction, à l’occasion de chaque avancement (grade, échelon, chevron)..... »

il s’agit donc bel et bien d’une opération de mystification qui révèle, ô combien, ce gouvernement ne nous respecte pas.

Au 01/01/1998 les cotisations assurance-maladie ont disparu et ont été remplacées par la CSG.
Celle-ci s’applique sur la quasi-totalité des revenus (traitement+primes) contrairement à la cotisation qui ne s’applique qu’au traitement indiciaire.
Le gouvernement de Lionel JOSPIN institue alors une indemnité compensatrice appelée indemnité exceptionnelle.
Il ne s’agissait donc en aucun cas de la création d’une prime augmentant le revenu des agents de toutes catégories mais de l’instauration d’un mécanisme de MAINTIEN du revenu.

Dans la logique quasi-punitive qui semble régenter ce qui reste de pensée politique dans ce pays depuis quelques années, M. VALLS a supprimé cette indemnité à tout le monde (au-dessus de l’indice 400) pour la redistribuer pour partie à quelques-uns dans quelques années.
Pour tenter de camoufler sinon un méfait, mais au minimum un mal-fait, il est décidé d’amputer le montant de l’augmentation attendue à chaque prise de points d’indice.
Notons d’ailleurs que celles et ceux qui sont arrivés à l’indice terminal de leur grade et catégorie risquent de trouver la plaisanterie très saumâtre.

2) L’augmentation des cotisations retraites

Difficile de ne pas se souvenir que le gouvernement de M.Fillon a décidé en 2010 de tout augmenter :

Le nombre d’années de cotisations nécessaire pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein.
L’âge auquel on peut demander à faire valoir ses droits à la retraite
Et le niveau des cotisations retraites des fonctionnaires.

C’est pourquoi le niveau de cette cotisation est passé de 9.54% à 9.94% au 01/01/2016 et sera porté à :

10.29% au 01/01/2017
10,56% au 01/01/2018
10,83% au 01/01/2019
11.10% au 01/01/2020

En l’état, il s’agit bien d’un recul programmé du pouvoir d’achat des fonctionnaires quand on met en parallèle le blocage de la valeur du point d’indice depuis le 01/07/2010.

Il y a certes des négociations salariales qui démarreront en Février mais il serait illusoire d’en attendre un changement d’orientation fondamental.

MAUX ET MOTS.

On sait depuis longtemps que si le ridicule ne tue pas, il peut en revanche nuire gravement à la santé.
Il y a quelques directeurs qui boitent bas en ce moment.
Il doit en être ainsi de celui ou celle qui a adressé une note qui se terminait ainsi :

« S’agissant du non changement de matériel (hypothèse non quantifiée à ce jour), une communication au cas par cas semble plus adaptée qu’une communication générale, car l’on risquerait de faire "jaser" dans les couloirs pour rien.

Bien cordialement. »

Nous avons donc cherché la définition du mot jaser et nous avons trouvé ceci :

C’est le fait de :

« tenir des propos désobligeants ou moqueurs, voire d’extrapoler vis-à-vis d’une personne ou de son mode de vie pour le simple plaisir de dire du mal ;
Synonyme : cancaner »

Il y a donc des personnes qui pensent que les préoccupations des gens et agents est de cancaner dans les couloirs.

Pour qui nous prennent-ils ?

Pour qui se prennent-ils ?

ROUEN LE 22/02/2016

 

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