Discours prononcé par la FSU2A devant la Préfecture d’Ajaccio le 28/04/2016

Depuis le 9 mars, jeunes, lycéens, étudiants, apprentis, travailleurs, retraités, chômeurs, partout nous nous sommes rassemblés par centaines de milliers pour exiger le RETRAIT de la « loi travail ».

Le peuple occupe le terrain et les coups de matraques assénés chaque jour dans les rues, les lycées et les facultés, n’arrivent pas à bout de sa détermination.

En dépit de cette mobilisation sans faille, y compris en période de vacances scolaires, ce soit disant gouvernement de gauche s’entête à maintenir son projet de destruction du code du travail.

Il a bien tenté de casser l’unité populaire en apportant quelques réponses aux organisations de jeunesse. Mais la jeunesse n’est pas dupe ! Nous ne sommes pas dupes !

A présent, il est inutile d’égrener à nouveau les mesures néfastes contenues dans cette loi scélérate.

La loi travail, modifiée ou pas, signifie encore et toujours augmentation de la précarité et régression sociale.

Aussi, il nous faut assumer l’épreuve de force engagée et faire grossir notre mouvement.

C’est pourquoi, je lance un appel aux chômeurs et aux travailleurs de Corse qui courbent l’échine sous le joug du patronat.

Je lance aussi, un appel solennel à la jeunesse de notre île qui considère, à tort, que ce combat n’est pas le sien.

REVEILLEZ-VOUS !
EN CORSE AUSSI, VOS PERES ET VOS GRANDS PERES SE SONT BATTUS
POUR CONQUERIR LES DROITS QUE CE GOUVERNEMENT VEUT A PRESENT NOUS RETIRER !

Rejoignez-nous car l’épreuve de force est engagée !

Rejoignez-nous car seule la mobilisation unitaire du monde du travail et de la jeunesse dans la grève nationale interprofessionnelle pourra imposer le retrait de cette loi !

Ensemble nous vaincrons car rien ne pourra arrêter le peuple s’il est déterminé !