Que va-t-il rester de notre service public ?

 

C’est la question que l’on peut légitimement se poser lorsqu’on découvre cette nouvelle affiche (la troisième du genre en quelques mois) qui accueille les contribuables se présentant à Cunéo.

En 2 ans, nous sommes passés de 30 heures d’ouverture hebdomadaire à 13 heures réparties sur quatre matins.... Mais pour les tenants de la politique de la terre brûlée, cela ne suffit pas. Pour tuer son chien, mieux vaut l’accuser d’avoir la rage, dit le vieil adage populaire. Alors, on cherche toutes le voies et moyens pour créer les conditions d’une rupture totale entre les citoyens et leur consentement à l’impôt... progressif notamment.

Certes, il est précisé sur cet encart que ce nouvel aveu d’impuissance de notre direction de permettre à nos services de fonctionner ne durera "que" deux mois... mais souvenez-vous. Les nouveaux horaires d’été devaient s’arrêter à la rentrée. Ils ont été prolongés et aggravés encore (cf. notre précédente prise de position sur le sujet).

Nous discutons énormément avec les agents du SIP (et des autres services qui vont tous mal en réalité). Et pas plus tard que ce matin. Ils n’en peuvent plus et sont partagés entre regretter ces aménagements car ils tuent nos missions, et les accueillir avec soulagement tant la charge de travail croissante répartie sur de moins en moins de collègues a rendu le travail impossible.

Mais nous l’avions dit alors, diminuer l’amplitude de l’ouverture au public est une course en avant vers la faillite de la réalisation de nos missions. Et la FSU-Finances ne dissocie pas les légitimes revendications des personnels et celle d’un service public de qualité. Car les deux sont indissociablement liées. Notre syndicat est là aussi pour éclairer de son analyse et permettre de revendiquer les bonnes choses au bon moment. Et il est plus que temps de reprendre les choses dans l’ordre et d’exiger tous ensemble les effectifs nécessaires au fonctionnement normal de notre service public.

Car si on les laisse faire, si on fait semblant de croire que ces diminutions drastiques de notre capacité d’accueil et de réponse aux contribuables, sont réalisées dans l’intérêt des agents qui n’en peuvent plus, alors on créé toutes les conditions du pourrissement de la situation, d’abandon de nos missions, et de problèmes considérables à venir avec nos usagers. Et sans commune mesure avec tout ce que l’on a connu jusqu’alors.

Tout cela doit suffire immédiatement. Nous réclamons donc d’urgence une embauche massive d’agents pour que nos services puissent fonctionner normalement... et non partiellement 13 heures par semaine. 150 milliards d’euros d’aides aux entreprises ont été distribués en 2016, sans contrôle ni contrepartie. De l’argent, il y en a !