Donner un avenir à la Guyane !

La Guyane est aujourd’hui en grève générale.

Personne ne peut plus aujourd’hui ignorer la situation d’urgence sociale dans laquelle se trouve ce département : 44% des familles sous le seuil de pauvreté, 1 jeune sur 2 au chômage, une mortalité infantile supérieure de trois fois à la moyenne nationale, 10 000 jeunes non scolarisés, 70% de jeunes de moins de 25 ans sans diplôme, pillage des ressources aurifères ouvrant les portes à une catastrophe écologique... Le retard avec les autres régions s’accentue ainsi que les inégalités à l’intérieur même du territoire.

La FSU et sa section de Guyane n’ont eu de cesse de dénoncer l’absence de véritables politiques publiques ambitieuses à la hauteur des défis démographiques, géographiques, économiques, écologiques et sociaux.

Les habitants de Guyane doivent avoir accès aux mêmes droits que tous les citoyens du pays : éducation, formation, emploi, santé, communications, culture, justice…
Leurs revendications doivent être entendues.

Pour cela, la FSU demande la prise en compte de la réalité et l’allocation de moyens et mesures spécifiques pour y faire face, notamment pour améliorer l’ensemble des services publics sur tout le territoire.

Elle exige un engagement fort de l’État et le rétablissement du dialogue social.

La FSU, porteuse des valeurs humanistes, solidaires, fraternelles, soutient la mobilisation en Guyane. Le gouvernement doit entendre la colère qui s’exprime et répondre aux exigences d’une politique de justice sociale permettant de donner enfin un réel avenir aux 300 000 citoyens de Guyane.

Retrouvez ci-dessous le communiqué de la section départementale de la FSU de la Guyane (http://sd973.fsu.fr/COMMUNIQUE-DE-P...) et là l’appel à la grève http://sd973.fsu.fr/LA-FSU-APPELLE-...

Communiqué de presse de la FSU-GUYANE

Depuis plus de 25 ans, par ses actions et dans ses écrits, la FSU-Guyane ne cesse de dénoncer le mépris avec lequel les différents gouvernements qui se sont succédés ont traité la population guyanaise. En effet, le refus systématique de mettre en place de véritables politiques publiques ambitieuses à la hauteur des défis démographiques et géographiques a conduit la Guyane dans l’impasse actuelle que nous connaissons avec son cortège de désespérances sociales, économiques, culturelles, sanitaires et éducatives.

Le retard avec les autres régions s’accentue ainsi que les inégalités à l’intérieur même du territoire. Dans les domaines des communications, de l’éducation, de la santé, de la sécurité, de la justice, de l’emploi, la situation de la Guyane ne cesse de se détériorer. Ne pas réaliser ces investissements alors que ces besoins sont vitaux, c’est condamner la Guyane :
- 44% des familles vivent sous le seuil de pauvreté.
- 1 jeune sur 2 est au chômage.
- La mortalité infantile est 3 fois supérieure à la moyenne nationale.
- 10 000 jeunes sont non scolarisés : 10 collèges, 5 lycées et 500 classes sont nécessaires pour y remédier.
- Dans les établissements scolaires, il y a 2 fois moins d’adultes pour encadrer les élèves que dans les
autres académies.
- Les ressources aurifères de la Guyane sont pillées au profit de quelques actionnaires, en légitimant
une catastrophe écologique.
Tous les indicateurs socio-économiques sont réunis pour aboutir aux mouvements populaires que nous connaissons aujourd’hui.

Néanmoins, pour la FSU-Guyane, cette situation intolérable ne doit pas conduire à un repli identitaire ni à des « mesurettes » centrées sur le tout sécuritaire. La FSU demande que le dialogue social soit rétabli dans le strict respect de la loi. Elle tient à défendre des valeurs humanistes, solidaires, fraternelles, dans l’intérêt général. Ces mobilisations doivent permettre un engagement fort de l’état pour l’amélioration de l’ensemble des services publics sur tout le territoire.
Le secrétaire départemental de la FSU Guyane,
Alexandre Dechavanne