Santé publique et conflit d’intérêt

Michel Aubier pneumologue et représentant de l’Assistance publique hôpitaux de Paris, avait déclaré devant le Sénat n’avoir « aucun lien d’intérêt avec les acteurs économiques » sauf qu’il était en fait employé par Total depuis 1997 comme médecin-conseil des dirigeants du groupe, en plus d’être membre du conseil d’administration de la Fondation Total.

Il a minimisé pendant des années dans les médias les effets du diesel et de la pollution atmosphérique sur la santé.

Le nombre de morts prématurés et de malades dues aux particules fines se compte en dizaine de milliers en France.

Il a été condamné à six mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende.

Espérons que cet exemple permettra de mieux lutter contre les conflits d’intérêt en tous genres et contre ces gens payés par les industriels pour semer le doute sur la réalité scientifique de sujets graves.

Ils contribuent à bloquer et retarder la prise de décisions publiques qui s’avéreraient salutaires pour la population, pour le seul profit des actionnaires et de leurs intérêts personnels.