En marche forcée

Voulant marquer une rupture avec ses prédécesseurs, alors que sur le plan idéologique il n’ y en a pas vraiment : libéralisme tel est le dogme indépassable, E. Macron n’a qu’une seule façon de se distinguer : réaliser rapidement les réformes que ses prédécesseurs avaient entamées.

Cette marche rapide ou plutôt cette une course précipitée passe par l’usage abusif, non pas de dopage (quoique), mais des ordonnances, afin d’éluder les débats démocratiques qui s’imposent.

Ainsi le « bon peuple » doit continuer à faire une confiance aveugle à un gouvernement parfait et à un président jupitérien qui feraient des miracles.

Le président Macron aurait-il peur du temps, temps nécessaire qui permettrait à la population de s’informer et de comprendre l’utilité ou pas des réformes qu’il souhaite mettre en œuvre.

Aurait-il peur qu’avec le temps on découvre que le gouvernement n’est pas si parfait qu’il voudrait nous le faire accroire, l’épisode concernant le changement rapide de ministres nous a déjà donné un petit aperçu.

Il y a nécessité de décrypter, de prendre connaissance du contenu des projets de réforme afin de mettre à nu leurs incidences sur la vie des gens.

Le tandem Macron-Philippe s’engage avec une frénésie injustifiée pour :

- Démolir le droit du travail, il faut dire que la Ministre du travail est sur la sellette médiatique,

- Supprimer des milliers d’emplois dans la fonction publique, et affaiblir les services publics et ainsi préparer une privatisation de certaines missions,

- Augmenter la CSG, sans contre partie pour une partie de la population,

- Geler les salaires des fonctionnaires malgré l’inflation qui a redémarré,

- Restaurer la journée de carence en cas de maladie dans la fonction publique.

S’en prendre aux malades, aux fonctionnaires, aux retraités, ... on voit que la soit-disant et fameuse « bienveillance » n’est pas destinée à tout le monde.

Il n’y a ni « d’état de grâce », ni plein pouvoir pour le président et son gouvernement pour faire ce qu’ils veulent notamment en prenant des orientations visant à détruire le lien social, la solidarité, l’égalité, la justice, qui sont au fondement de nos valeurs républicaines.

C’est à chacun-e d’entre nous qu’il appartient de porter le contre-pouvoir nécessaire dans toute démocratie.

Cela nécessitera de l’énergie, alors la FSU-Finances vous souhaite des vacances revigorantes pour vous retrouver rapidement à nos côtés dans des combats constructifs et fructueux !