Le paradis fiscal, c’est l’enfer pour les autres

"On ira tous au paradis" chantait Michel Polnareff en 1972, "Nous irons tous au paradis" nous racontait Yves Robert en 1977...mais désormais en 2017, certains ont décidé d’accélérer le pas pour rejoindre les paradis...fiscaux.

Qu’ils soient patrons de PME, cadres supérieurs de grandes multinationales, petits commerçants, de profession libérale, consultants… sportifs ou religieux, ils sont de plus en plus nombreux à rejoindre les milliardaires, les multinationales, les narcotrafiquants, les revendeurs de diamants de sang, les parrains du terrorisme, les marchands d’armes, les dirigeants de grandes banques et les politiciens véreux.

Pourquoi ?

A cause de l’incroyable impunité de ceux qui organisent cet hold-up fiscal et de ceux qui en tirent profit.

Combien cela coûte aux finances publiques ?

En octobre 2015, l’OCDE a chiffré entre 100 et 240 milliards de dollars par an l’estimation de la fourchette des pertes de recettes d’impôt sur les sociétés dans le monde.

Rien que pour les entreprises, une récente étude des Nations unies vient de relever l’ordre des pertes à 500 milliards de dollars par an.

Comment sortir de là ?

1/ L’ Europe doit peser sur l’ensemble des paradis fiscaux, notamment en faisant le ménage en son sein.
2/ La guerre fiscale, menée par le Luxembourg, la City de Londres, les Pays-Bas, l’Irlande, Malte...doit cesser.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ancien premier ministre du Luxembourg longtemps lobbyiste en chef des paradis fiscaux en a-t-il la volonté, nous avons des doutes.

La pression citoyenne doit se développer pour faire pression sur nos politiques afin de mettre fin aux paradis des fraudeurs.

Cela passe par un renforcement des moyens donnés à nos services économiques et financiers : DGFIP, Douane, DGCCRF, Tracfin ...

En supprimant des dizaines de milliers d’emploi dans nos services, on ne peut pas dire que nos ministres successifs ont choisi cette voie. Scandaleux ...