Petites économies sur le dos de la veuve et de l’orphelin

Les gardiens du temple de l’austérité (pour certain-e-s) ont pris des mesures iniques en s’attaquant au capital décès versé par l’Etat /employeur.
Dans notre brève du 18 novembre 2015 nous vous informions des conséquences de l’application du décret n°2015-1399 daté du 3 novembre 2015.
La FSU-Finances ne pense pas que le rabotage de l’allocation qui était attribué aux veufs, veuves ou orphelins lors du décès de leur conjoint ou de leur mère ou père occasionnera beaucoup d’économie pour les caisses de l’Etat.
En revanche cette mesure va instaurer plus de précarité dans les familles les plus fragiles sur le plan pécuniaire. C’est minable de piquer dans la poche de celles et ceux qui sont frappés par le malheur.
Au bas mot ce sont des pertes importantes pour les ayants-droit. La FSU-Finances les chiffre entre 4.000 euros et jusqu’à plus de 30.000 euros selon les situations des agents.
Notre syndicat a établi un tableau explicatif et comparatif afin que vous preniez conscience de l’ampleur de cette décision.
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Capital décès - FSU Finances

Enfin la FSU-Finances attire votre attention également sur l’importance à faire reconnaître la maladie professionnelle ou l’accident de travail qui auraient occasionné le décès de l’agent car, dans ces cas là le capital sera égal à 12 fois le montant du dernier traitement indiciaire brut mensuel.
Enfin cerise sur le gâteau, pour les collègues en activité qui ont le malheur de décéder à un âge supérieur à 62 ans, l’allocation servie aux ayants-droit a été réduite depuis le 1er janvier 2015 à une peau de chagrin égale à 3.400 €.

 

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