Grève du 26 janvier 2016

TAUX NATIONAL : 25%

TAUX DEPARTEMENTAL : 38%

ET PENDANT CE TEMPS-LA, Mme. SOLILOQUE ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Il est sans doute possible de ressentir une petite déception à la lecture des résultats nationaux.
Nous partageons cette déception pour partie mais pour partie seulement.

1 agent sur 4 en grève hier, auxquels il convient d’ajouter une partie des agents ayant déposé des congés à cette occasion, c’est un résultat qui est loin d’être négligeable.

Rappelons d’abord que plusieurs Organisations Syndicales avaient fait le choix de ne pas se joindre au mouvement, certaines condamnant même cette journée ! Pas très glorieux.

Il est ensuite nécessaire de prendre en considération la faiblesse du nombre de grévistes dans les directions à compétence nationale et spéciale ( 7,83% soit 422/5392 !) et dans les services centraux (3,74% soit 118/3158).
Il faut enfin noter que plusieurs départements ont frôlé ou dépassé les 40%, et nous retrouvons la Seine-maritime à cet endroit.
En plus de ce bon chiffre et qui l’explique aussi, il faut noter une relative et rare homogénéité dans les taux de grève constatés par catégorie.

A+ : 22, 61%, A : 33,03%, B : 42,29%, C : 38,06%.

Il arrive fréquemment que le rapport de grévistes entre les catégories A+ et B et C soit de 1 à 8 ou 10 !

Il nous semble donc que le(s) malaise(s) exprimé(s) lors de cette journée de grève sont commun(s) à tous les agents, en tout cas à toutes les catégories d’agents.

On connaît les ressorts principaux de la mobilisation d’hier :

Exaspération face aux suppressions d’emplois avec 1/4 des effectifs qui a disparu depuis 2002, des réformes de structures permanentes mal, peu ou pas pensées, des missions chahutées et parfois massacrées, une brutalité invraisemblable lors des fermetures de structures ou de sites, et évidemment le blocage de la valeur du point d’indice depuis le 01/07/2010 !

De fait, le véritable dirigeant de nos services s’appelle MEPRIS.

Il est impossible d’écrire autre chose à l’aune de ce qui est rappelé plus haut mais aussi du véritable saccage systématique des règles de gestion des agents.

Et localement, le mépris c’est le déni permanent de réalité dans lequel le « je veux », triste avatar de « l’Etat c’est moi », tient lieu de feuille de route.

Les principaux responsables de la DRFiP ne doivent pas s’y tromper.

Avec un taux de grévistes de 13 points supérieur à la moyenne nationale (plus de 500 grévistes en Seine-Maritime) les agents de toutes catégories ont marqué leur méfiance, voire leur défiance à l’égard d’une direction vécue comme hautaine et lointaine.

Le manque de considération a été porté à un point incandescent dans ce département, ce qu’a finalement reconnu la déléguée inter-régionale lors de son passage récent en Seine-maritime.

Il faut véritablement souhaiter des évolutions majeures en ce domaine lors des prochains mois car le climat général de la société et particulier de la DGFiP est potentiellement en train de devenir explosif alors qu’il est déjà électrique.

La culture du mépris pourrait le faire devenir délétère, ce qui serait grave.

Les agents n’en porteraient pas la responsabilité.


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Tract FSU-Finances 76 n°3