DRFIP Corse du sud : LA FSU REÇUE PAR LE NOUVEAU DR

LA FSU-FINANCES REÇUE PAR LE NOUVEAU DRFIP. Mardi 16 février, l’ensemble des 4 O.S. représentées en Corse du Sud a été reçu par le nouveau directeur régional DRFIP, M de Molliens l’une après l’autre. Notre nouveau directeur était accompagné de M Sorba et de M Coucke.

Notre délégation a fermé la marche de ces entrevues et nous avons été reçus sur l’heure du repas. Nous avons donc dû être assez brefs. De toute manière, il serait vain de penser que de telles rencontres puissent déboucher sur de réelles avancées pour les agents. Néanmoins, se présenter, et poser les jalons pour des négociations futures peut avoir du sens.

En résumé, nous avons rappelé notre très forte inquiétude quant aux réformes de structures qui se succèdent et qui créent chez les collègues un réel sentiment d’insécurité permanent. Sans compter, la casse du service public qui les accompagne. Si nous savons que les décisions en matière d’emplois et de salaires ne se décident pas en région, nous avons insisté sur le fait que la direction avait par contre une très grande responsabilité en matière de conditions de travail. Nous avons donc demandé à M de Molliens d’être particulièrement attentif à ces problématiques. Et notamment en organisant des réponses appropriées et rapides aux demandes de matériels et d’aménagement émanant des agents et des responsables de services.
Le directeur s’est dit concerné par notre demande.

Concernant les CTL : nous avons demandé que la direction rédige systématiquement des compte-rendus adressés à l’ensemble des agents. En effet, il est anormal que cette tâche soit exclusivement réalisée par les O.S. qui siègent. Si ces dernières sont légitimes à rendre compte de leurs mandats, l’administration est comptable de l’ordre du jour et des décisions qu’elle prend, les O.S. ne votant que "pour avis"... tout étant décidé en réalité par la direction.
M Sorba a déclaré que ce serait chose faite très prochainement.
Les services en souffrance :
Nous avons également rappelé que les services étaient en souffrance car la charge de travail ne correspondait pas aux effectifs réellement implantés dans les services.
Nous avons notamment évoqué le SIP gestion :
à titre d’exemple. M Coucke a souhaité rappeler que la croissance de la télédéclaration permettrait des gains de temps, ce que nous continuons à contester, et ce, pour deux raisons principales. Tout d’abord, la télédéclaration ne supprime pas les contentieux qui se multiplient. La télédéclaration ne fait pas diminuer l’accueil physique qui augmente et qui impacte le SIP accueil, mais également le SIP gestion. Et enfin, le nombre de résidents corses étant croissant (région la plus attractive de ce point de vue, selon l’INSEE), les articles à l’IR ne cessent d’augmenter dans les faits. Nous avons donc demandé que nous soit communiqué le tableau des emplois implantés du département au 1er janvier 2016 (Tagerfip).
La direction s’est engagée à accéder rapidement à notre demande, dès qu’il aura été validé par Bercy.

Nous avons enfin rappelé que plus de 50 agents sur environ 290 en Corse du Sud (chiffres à fiabiliser avec le Tagerfip) avaient plus de 60 ans, ce qui provoquait une grande inquiétude pour la FSU. Ces agents doivent tous être remplacés, faute de quoi notre service public ne pourra plus fonctionner.
Par ailleurs, les départs se font à tous les mois de l’année, alors que les mutations n’ont lieu qu’au 1er septembre, ce qui crée des "décalages" et des postes vacants pendant de longs mois, entraînant des situations inextricables dans les services. Les seuls EDR ne peuvent faire face à cela, déjà mobilisés sur tous les fronts, et chaque changement de service nécessitant des besoins en formation pour ces agents.
M de Molliens a convenu que cette situation était délicate et qu’il allait réfléchir pour y apporter des réponses.
Pour notre part, la première des réponses est le rétablissement d’un vrai mouvement de mutation tous les 6 mois pour les A, B et C, c’est-à-dire qu’il faut d’urgence revenir sur la suppression des mouvements complémentaires.

Pour le reste, nous jugerons à l’aune des faits, sans préjugés, ni a priori.